Hé oui, toute bonne chose ayant une fin, il va falloir décoller de ce paradis balnéaire samedi. Je décide donc de profiter de cet endroit de villégiature fort agréable.
Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit car il y a d’abord eu un concert d’aboiements qui m’a réveillé à peine une heure après que je me sois endormi et il y a eu ensuite beaucoup d’allers et venues dans la résidence. On dirait que beaucoup ont profité de ce « puente » de la fête nationale pour venir la fêter ici.
Levé assez tôt, j’ai passé la première partie de la matinée à chercher un pneu pour la roue arrière de la moto. Rien de disponible sur Alméria pour ce vendredi ou samedi matin. Je trouve finalement un pneu à Jerez, j’ai prévu d’y être dimanche soir et je prends donc rendez-vous pour le changer là-bas lundi matin. Il reste encore de la marge d’usure, il va falloir que je me retienne un peu sur les beaux virages, surtout avec le poids des bagages. Les tarifs sont similaires à ceux pratiqués en France, seule la main d’œuvre est moins chère, j’en aurai pour 15€ !
J’utilise le reste de la matinée à quelques intendances nécessaires, notamment une lessive et commencer à préparer les bagages.
Je prends ma gourde, ma serviette et mon bouquin et décolle vers midi direction la plage. Celle de Las Negras est assez peuplée. De plus, je ne la trouve pas très agréable à cause des galets et de la température de l’eau qui est plus fraîche que les autres endroits où je me suis baigné cette semaine. Je prends le chemin vers le sud et rejoins la plage de la Cala del Cuervo qui est à peine à vingt minutes de marche.

Une partie de la plage est composée de sable et il n’y a pas grand monde, je pose ma serviette et vais me baigner, la température de l’eau est agréable, elle est limpide et je regrette de ne pas avoir emmener un masque et un tuba. Je profite un moment de l’endroit, alternant baignade et lecture.

Une fois fini mon bouquin, j’observe la « faune » locale. Il y a quelques familles, des groupes de jeunes, des couples plus ou moins jeunes et plus ou moins hétéro, certains moins habillés que d’autres. Les gens ont l’air détendus et je trouve qu’il règne sur cette plage une bonne ambiance.
Malgré tout cela, je m’ennuie assez vite, il n’y a pas assez de vagues et je ne veux pas trop m’éloigner de mon sac dans lequel est rangé mon téléphone avec ma carte bancaire. Un petit creux à l’estomac se fait sentir et je reprends le chemin de Las Negras pour déjeuner. Je choisis un resto un peu à l’intérieur du village car ceux du bord de mer sont bondés. Je commande un plat de friture de poissons avec de la salade. Le serveur est étonné car il est au même prix que le menu du jour qui comprend la salade de crudité, le premier plat, le second plat, le dessert la boisson et le café. Mais je n’ai pas trop faim ce midi et préfère déjeuner léger. Enfin, tout est relatif, le serveur m’amène un plat garni de différents morceaux de poissons, de sardines, de calamars et même de la moitié d’un petit poisson plat qui ressemble à une dorade.

Je me régale et une fois mon déjeuner tranquillement terminé, je vais prendre mon dessert chez un glacier « artesanal » que j’ai repéré dans le village. Je choisis deux parfums, yoghourt et turron et je ne suis pas déçu.

Je rentre ensuite à l’appartement faire une petite sieste puis me baigner dans la piscine. Je finis l’après-midi en préparant mes affaires pour partir demain matin.
La suite du programme est de visiter Ronda samedi avant de rejoindre un hôtel que j’ai réservé à une quinzaine de km de là car les prix des chambres sur Ronda sont faramineux ! Je rejoindrais Jerez dimanche, la ville natale de mon père. Je vais sauter la visite de Séville car j’ai envie de revoir Guadalcanal, ville natale de mon grand-père maternel où j’ai de bons souvenirs. J’irai ensuite revoir la Mezquita de Cordoba. Je souhaite rentrer à Gradignan jeudi soir et il faut malheureusement faire des choix.
Séville mérite une visite d’au moins deux jours et quelque chose me dit que je vais sûrement revenir dans le coin !
