Aujourd’hui, c’est la fête nationale espagnole. Je suppose que les plages du coin vont être gavées de monde, je décide donc de prendre la moto pour voir le fameux désert des Tabernas, celui-là même où ont été tournés de nombreux westerns, nommés à tort westerns spaghettis, ce sont plutôt des westerns paellas, non ? Ont aussi été tournés dans la région d’Almeria de nombreux autres films dont la liste est longue.
Mais avant, j’ai repéré une petite route qui traverse la Sierra Alhamilla. Je retraverse les champs de plastiques puis rejoins un jolie route qui serpente dans un paysage de collines rocailleuses aux couleurs très changeantes. Vu les affleurements de couleur mauve ou rouge, je suppose que ces sols sont chargés de métaux, en témoignent les restes d’anciennes mines. De nos jours, ce sont plutôt des champs de panneaux solaires qui s’étendent ici et là.


Le titre de l’article fait bien sûr référence au film « Il était une fois la révolution » qui a été tourné dans le coin. Mais pourquoi réparation ?
Il était une fois un motard en balade qui traversait tranquillement le village Lucainena de Las Torres quand soudain, pour une raison encore inconnue à cette heure-ci, un clou s’attaqua sauvagement au pneu arrière de la moto du dit motard !
Heureusement, la Grisette est équipée d’une détection de crevaison et m’a alerté avant que je dodeline encore une fois de l’arrière dans un virage !
Je m’arrête aussitôt et ayant pris soin d’emporter le nécessaire, je bouche le trou laissé par ce scélérat de clou qui n’a pas même pas eu la décence de rester planter dans le pneu, m’imposant ainsi une recherche fastidieuse. La mèche en place et le pneu regonflé grâce à mon compresseur de poche, je peux repartir serein, le tableau de bord ayant la gentillesse d’afficher la pression des pneus que je surveille quand-même attentivement.


Je me dirige vers Los Molinos de Rio de Aguas décrit dans le guide vert. La route est magnifique avec plein de virages et au bitume impeccable. C’est d’ailleurs le terrain de jeu de beaucoup de motards espagnols qui profitent de ce jour férié pour se balader. Je fais attention dans les virages à droite sans visibilité car ces espagnols ont vraiment des trajectoires pourries. Ce n’est pas étonnant qu’il y ait des panneaux incitant les motards à ralentir car plus d’un a dû se manger une voiture ou un camping-car !
Je m’arrête à un mirador d’où l’on peut contempler le bassin géologique de Sorbas autrefois envahi par la mer.


Je découvre ensuite le fameux village dans une courbe de la route mais le chemin qui y mène est étroit et encombré de voitures malgré les panneaux qui interdisent le stationnement. Je profite d’une esplanade un peu plus haut sur la route pour l’observer.

Il n’est pas loin de 14h, je retourne sur mes pas et m’arrête déjeuner à Sorbas. En plus de la fête nationale c’est aussi la fête de la vierge du Pilar et le restaurant propose à cette occasion un menu unique pour 20€. J’essaie de faire léger et choisis le gaspacho andalous et les brochettes de rognons. On me sert d’abord l’habituel salade de crudités, les autres plats viennent assez rapidement. Tout est frais et je me régale. Finalement, je trouve que le prix de 20€ n’est pas excessif pour 2 entrées, un plat, le dessert, une boisson et un café.


Mon repas tranquillement avalé, je repars sur la digestion vers Tabernas. La route est large et pas très intéressante. Je rejoins le premier studio de cinéma « Fort Bravo« . Il est encore parfois en activité mais fait aussi parc touristique,

La durée de la visite me dissuade d’y entrer et je rejoins le deuxième ancien studio, Mini Hollywood, qui est un véritable parc touristique avec même un parc zoologique. Le nombre de voitures garées sur le parking me dissuade d’y entrer. J’ai repéré sur la carte une petite route qui le contourne mais je suis rapidement dissuadé par les panneaux indiquant que la route est réservée au personnel du parc.

L’après-midi est avancée et je décide de rentrer à Las Negras en passant par la route de San José qui borde en partie la mer. C’est une jolie route qui serpente entre les collines désertiques du parc de Cabo de Gata avec quelques jolies vues sur la mer.

Une fois rentré, je profite des derniers rayons de soleil sur la piscine pour me baigner et me prélasser sur la pelouse synthétique mais confortable.
