La nuit a permis de digérer les péripéties de la veille. Je place le GPS dans la poche transparente de la sacoche réservoir et les bouchons dans les oreilles. Nous pouvons enfin partir vers l’est.

Même le soleil est de la partie !
Il est un peu compliqué de lire le GPS sur la sacoche ce qui nous occasionne un petit demi-tour au niveau de Rodez. Pour la suite du trajet, je mémorise les villes que nous devons traverser et nous guide « à l’ancienne » en lisant les panneaux. Si si c’est possible et ça marche ! ☺️
Peu après Séverac, le soleil décide de retourner en grasse matinée et c’est un ciel couvert qui nous chapeaute.
Je suis assez étonné de rouler sans trop de bruit sans le saut de vent. Il est vrai que les bouchons en mousse font le taf et que le capotage des compteurs dévie un peu l’air vers le haut du casque sans créer trop de remous. En fait, le seul souci est que prenant l’air sur tout le corps, j’ai rapidement froid, surtout que plus nous avançons vers l’Ardèche, plus la température descend et l’humidité augmente. A tel point que je m’arrête afin d’enfiler la veste de pluie. Un peu plus loin nous nous arrêtons pour enfiler complètement les vêtements de pluie car la bruine et de plus en plus présente et la température descend jusqu’à 8° lorsque nous montons vers les Monts d’Ardèche.
Malgré ces conditions climatiques défavorables nous croisons beaucoup de groupes de motards. Nous nous arrêtons déjeuner dans un Logis de France, le restaurant La Provence à Lanarce entre Langogne et Aubenas. Au menu, salade de lentilles et son oeuf poché puis te de veau sauce gribiche. Une belle table même si la salle est un peu bruyante.
Nous reprenons la route sous la bruine mais une fois passé les Monts d’Ardèche en arrivant vers Aubenas, la température remonte et l’humidité se fait plus discrète ce qui nous permet de retirer les vêtements de pluie. Nous passons par Privas puis traversons le Rhône au niveau du Pouzin. Il y a un peu de vent mais la traversée se fait sans encombre. Nous traçons vers Die. Les premiers sommets apparaissent, nous logeons la rivière Drôme au pied du Vercors.

Nous nous arrêtons boire un coup à Vercheny. L’après-midi est bien avancée et il nous reste au moins deux heures de route jusqu’à Briançon. Nous décidons de raccourcir un peu le trajet et de dormir à Veynes. Booking nous aide à y trouver un hôtel. La montée vers le col de Crabe est superbe. Apparaissent les premiers sommet enneigés et nous roulons au milieu des reliefs torturés des Alpes.
Veynes est une petite ville endormie, l’hôtel est modeste mais nous avons la surprise d’avoir un appartement avec une kitchenette et deux chambres. Nous cherchons un resto mais tout est fermé. Il ne reste plus qu’un cabane pizzeria qui fait uniquement la vent à emporter. La dame est sympa et nous revenons dans nos appartements déguster nos pizzas.
