Episode 5 – Je n’ai pas vu la neige …

Ce lundi matin, je suis réveillé à 7h00 par les voisins qui apparemment s’en vont. Je me console en me disant que pour partir à cette heure-ci, ils vont embaucher ! Mais cette pensée pas très gentille ne me permet pas de me rendormir. J’en profite pour flemmarder au lit et bouquiner un petit peu.
Après le petit déjeuner je me lance sur le net pour réserver mon billet d’entrée à l’Alhambra. J’aimerais bien y aller cette semaine, Grenade n’étant qu’à 2h30 de route d’ici. Je savais qu’il fallait réserver à l’avance, mais pas à ce point. Tout le mois d’octobre est complet ! Et ceci juste pour le billet d’entrée, sans guide. Le site annonce que le classement à l’UNESCO a imposé des contraintes drastiques afin de préserver le site.

Bien déçu, je me console en me disant qu’il va falloir ABSOLUMENT revenir dans le coin ;o)

J’hésite à partir randonner pour explorer la côte au nord de Las Negras mais les nuages assez présents en cette matinée un peu fraîche me rebutent.

Un manque de moto se fait soudainement sentir et je réalise que je n’ai pas roulé depuis plus de 40h !
J’avais repéré un itinéraire jusqu’au Puerto de Ragua, au milieu de la Sierra Nevada. C’est décidé, ce sera une journée de roulage. Le temps de me préparer et de batailler avec mon GPS qui fait des siennes, je décolle vers 11h. Il y a presque 3h de roulage jusqu’au col car j’ai prévu de passer par plein de petites routes qui sont bordées de vert sur la carte Michelin.

Je prends l’Autovía jusqu’au niveau d’Alméria puis j’emprunte une route large, bien bitumée avec de grands virages et de jolis villages blancs accrochés aux flancs de collines desséchées. La végétation est rare et je suis assez étonné de voir quelques gros tas de bois au bord des routes. Je me demande où ils ont trouvé les arbres.
La boucle qui monte jusqu’à Onheas est superbe, plein de petits virages et un bitume toujours quasi parfait ! Les chênes verts aux feuille persistantes envahissent les premiers contreforts de la Sierra.


A Paterno del río, joli village de montagne tout blanc, la circulation est temporairement coupée par un troupeau de moutons et de chèvres qui rentrent de pâture.

Peu après Paterno, je rejoins la route principale qui monte jusqu’au col. Elle est assez large et le bitume est toujours aussi parfait. C’est un vrai régal d’enrouler sur ces belles routes de montagne, cela change des routes généralement défoncées des Pyrénées dès que l’on sort des routes à cyclistes.

Je continue la route un peu après le col car j’aperçois au loin la grande plaine de Guadix. La vue est époustouflante !

Je reviens au col et décide de monter sur une des hauteurs qui le bordent dans l’espoir d’une belle vue, j’en profiterai pour y pique-niquer. Hélas, j’ai oublié mon sandwich à l’appartement ! Heureusement que j’ai quand-même emporté une petite poche de chips et la gourde.

Après un grimpette de moins de 200m d’altitude, je peux enfin admirer les paysages alentour. Mais je ne vois aucun sommet enneigé, Les plus hauts sommets sont plus à l’est, au-dessus de Granada et culminent à plus de 3000m.

Je remarque au niveau du col un grand cercle de pierre que je n’avais pas vu quand j’y étais. Encore un Ovnidrome ! Ils sont partout !

Je me balade tout autour du col puis reprends la moto pour rentrer. La route est belle (je sais, je me répète !) et je profite tranquillement des beaux paysages.

Dans un enchaînement de virages, je sens la roue arrière légèrement glisser sur les virages à gauche alors que je roule assez tranquillement. Je m’arrête pour vérifier mon pneu arrière mais je verrouille mal la béquille et elle se replie alors que je descends de la moto. Je la retiens et la pose doucement sur le côté. Heureusement que je l’ai équipée d’une protection de moteur et que j’ai desserré tous les commandes, habitude venant du tout-terrain qui m’est salutaire car le commodo gauche tourne mais ne rompt pas. Bilan de la maladresse, la barre inférieure de protection est un peu rayée ainsi que le dessous de la valise latérale gauche mais rien ne se voit :o)

J’examine mon pneu, je vérifie la pression avec le mini compresseur que j’emporte toujours avec moi et tout à l’air d’aller bien. Je reprends la route doucement en « psychotant » sur les virages à gauche. J’appuie mes virages de plus en plus et la moto réagit bien. Les glissades étaient sûrement causées par du gras sur la route que je n’ai pas vu, comme de l’essence ou du liquide de refroidissement.

Le reste du retour se passe bien, les paysages sont très variés mais très secs. Je fais quelques petites pauses car je me sens un peu fatigué. J’arrive à l’appartement vers 19h et n’ai même pas envie de plonger dans le piscine.

4 commentaires

  1. Pour l’Alhambra de mémoire j’avais pris les billets d’entrés 4 mois à l’avance.
    Pour être sûre…!
    Une prochaine fois.
    Bonne continuation.

    • Effectivement, il aurait mieux valu mais je ne savais pas trop quand j’irai. En fait, il faut réserver et organiser le voyage autour de la date retenue ! 😊

  2. Hello Man. Tu es parti en solo? 🤔
    Pour la glissade, c’est sûrement du gas oil, cela est fréquent en Espagne. J’y ai goûté ,aussi 👍😳

    • Hello Fred, oui en solo. Je ne pense pas que c’était du gazole car je pense que je l’aurais vu. Là, il n’y avait pas de trace visible c’est pour cela que je pense plutôt à de l’essence.

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