Episode 4 – Je me pose et me repose mais pas que …

J’ai dormi comme un loir comme toutes les autres nuits depuis que j’ai commencé ce voyage. Moralité, pour bien dormir, il faut rouler en moto !

La résidence est très tranquille, il n’y a pas grand monde. Réveillé un peu avant 9h, je déjeune tranquille devant la porte de l’appartement.

Je vais refaire quelques emplettes et je cherche le Centre Nautique qui loue des kayaks et des paddles. Malheureusement, il est fermé. Je rentre me préparer un pique-nique et emprunte le sentier côtier vers le sud. Il monte rapidement sur les collines rocailleuses qui bordent la mer offrant ainsi de belles vues sur le village.

Las Negras

Je prends une variante qui passe au plus près de l’eau, il est assez caillouteux, quelque fois un peu vertigineux mais reste praticable avec de bonnes chaussures1.

Le sentier côtier

Il fait assez chaud et il n’y a aucune ombre, la végétation étant rare et rase.

Le littoral est constitué de collines rocailleuses qui descendent jusqu’à l’eau. Le bord de l’eau lui-même est généralement inaccessible. On comprend mieux l’engouement du coin auprès des pirates et des contrebandiers.

Au fait le nom Cabo de Gata n’a rien à voir avec les chats mais fait référence aux agates qui étaient extraites des nombreuses mines de la région.

Au bout d’un peu plus d’une heure de marche, j’arrive en vue d’un espèce de fort, la Bateria de San Ramon.

La Batería de San Ramón

Elle est construite sur un promontoire au-dessus de la mer et on trouve des traces de cales à bateau creusées dans le rocher.

La Batería et ses cales.

Je profite de l’ombre offerte par cette seule construction du coin pour pique nique et me reposer un peu.

Le soleil tape fort et j’ai beaucoup arpenté les différents sentiers et escaladé quelques rochers pour faire de jolies photos (enfin, j’espère qu’elles seront jolies !). A l’ombre, la température est supportable d’autant qu’une petite brise marine souffle en permanence et rend ces côtes désertiques presque agréables.

Au pied du fort, une petite crique enserre une petite plage de sable que des connaisseurs ont vite colonisée.

Je regrette un peu de ne pas avoir pris ma serviette et mon maillot car j’avais trouvé l’eau froide et houleuse à Las Negras. Je me promets de revenir ici sous peu, ce sera plus agréable que la plage de galets de Las Negras. Surtout qu’ici l’eau est limpide et il y a moins de houle.

Un peu plus loin s’étale la grande plage del Playaso, elle aussi constituée de sable. L’endroit est assez fréquenté et je retourne escalader les rochers autour de la Bateria pour admirer les différentes criques que vient battre la houle.

Je reviens vers Las Negras en empruntant le sentier ordinaire bien balisé et très praticable. Malheureusement il fait le tour des collines côtières par l’intérieur et est donc à l’abri de la brise marine. Il fait chaud au soleil et mon envie de m’installer boire un verre sur une terrasse au bord de la plage est vite remplacée par celle de plonger dans la piscine. Je rentre donc au plus vite, me repose un peu puis vais enfin plonger dans l’eau rafraîchissante tant attendue. Quel bonheur !

  1. pour gagner de la place, j’ai pris mes chaussures de trail au lieu de mes grosses chaussures de marche. Finalement, ça le fait bien même sur les parties avec des rochers et d’autant plus quand il fait chaud. ↩︎

Un commentaire

  1. De Oliveira Vergez

    Quelle belle étape, oui tes photos sont très belles, elles donnent envie, tout y est, merci de ton partage 😉

Répondre à De Oliveira Vergez Annuler

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *