Episode 3 – Del Molino de Iramala à Las Negras

Levé à 8h, je décolle à 9h après avoir préparé mes affaires et fait un petit tour à pied alentour. Le soleil levant réveille les ocres des collines qui entourent l’oliveraie. Je prends la route pensant m’arrêter au premier bar pour déjeuner. Las, la route et les virages qui s’enchaînent sont plus forts même si il fait un peu frisquet, le thermomètre de la moto annonce 12° au départ du moulin puis descend à 8° en montant jusqu’au col des Crucetas à 1300m.

La route est belle et j’enchaîne les virages jusqu’à Riopar où je décide de m’arrêter pour prendre un petit déjeuner. Je m’installe à la terrasse d’une cafétéria. Comme personne ne vient me voir j’entre et là il y a une vingtaine de personnes qui parlent fort et s’invectivent. Les serveuses sont fort occupées à servir tout ce monde et à préparer des sandwichs. Au bout de 5 mn au comptoir où je n’arrive pas à commander mon café, je décide de fuir cet endroit bruyant. 500m plus loin une belle terrasse m’attire surtout que plusieurs motos sont garées devant. Super, des copains motards ! Je déjeune tranquille et je reprends la route qui traverse la Sierra de Alcaraz. Ce doit être un bon spot pour motards car je croise plusieurs groupes, dont un groupe de scooters et de 125 qui me disent bonjour. Qu’importe le flacon …

Passé le col de Peralejo à 1100m d’altitude, l’air se réchauffe et on passe rapidement d’une moyenne de 12-15° à 22°. Je suis même obligé de m’arrêter pour enlever mon sweat et mettre les gants d’été !

Les virages et les beaux paysages s’enchaînent encore. Je roule tranquille pour profiter au maximum, sauf sur quelques portions de virages serrés. Avec ce bitume parfait, ça aurait été dommage de gâcher !

D’ailleurs, je surveille l’usure mon pneu arrière de près car ce bitume qui tient bien est assez abrasif. Au pire, j’irai le changer si il y a besoin, les prix des pneus sont un peu plus bas qu’en France.

Après Calasparra, je rejoins Lorca par une grande route sans grand intérêt autre que celui de me faire avancer vers ma destination finale.

A Lorca, je monte directement au Castillo qui offre une belle vue sur tous les alentours. Le Castillo est flanqué d’un parador d’architecture moderne mais sobre qui s’intègre bien au site.

Je redescends dans la ville basse en m’égarant dans quelques ruelles à flanc de la colline qui supporte le Castillo. Je remets le GPS et retrouve la direction de l’autovia. Je prends la première sortie pensant trouver un petit resto ou un bar. Je me retrouve dans une zone commerciale où les seuls points de nourriture sont un Mc Do, un KFC et un Burger King. A croire qu’ils les ont parqués ici. Mais non merci, très peu pour moi. Je m’engage sur l’autovia et m’arrête à la première station service dans laquelle je trouve des salades emballées mais avec un bon accueil. La pompiste me prête même une fourchette. Et c’est climatisé ! Ah oui, j’ai oublié de vous dire qu’en arrivant sur Lorca la température est montée jusqu’à 27 et qu’elle flirte avec les 30° sur l’autovia.

Après cet en-cas au frais, j’attaque l’autovia pour 100 km pas très rigolos mais qui me rapprochent e ma destination finale. Je la quitte un peu avant Alméria et là c’est le gros choc, même si j’en avais entendu parler. Toute la vallée entre l’autovia et les montagnes qui bordent la mer est inondée de serres recouvertes de plastique. C’est vraiment impressionnant à voir. D’autant que je traverse quelques hameaux de saisonniers, espèces de cités vite et mal bâtis. J’aperçois même quelques algécos qui servent d’habitation, en témoignent le linge aux fenêtres et les enfants qui jouent devant.

Quand vous achèterez vos tomates et fraises hors saison, pensez-y !

Une fois cette horreur traversée, l’entrée du parc naturel de Cabo de Gata marque une frontière très nette entre deux mondes, celui de l’agriculture industrielle et celui du tourisme préservé. La route serpente pour passer entre les montagnes qui protègent ces lieux de villégiature. Et au détour d’un virage apparaît la mer et le village de Las Negras dont les maisons sont contre toute attente peintes en blanc !

Je trouve assez facilement la résidence. Mon hôte m’a prévenu qu’il ne pourrait pas être présent. En suivant les indications qu’il m’a données, je trouve l’appartement avec la clé simplement engagée dans la serrure. Z’ont confiance ici !

Il y a un abri pour la moto qui côtoie une vieille italienne.

L’appartement est vaste, bien agencé, joliment décoré et très propre. Et « cereza sobre el pastel », il est en rez-de-piscine ! J’ai l’impression qu’il n’y a beaucoup de locataires et j’espère qu’il n’y aura pas trop de fêtards de bord de piscine.

Venez le visiter en regardant la vidéo https://youtu.be/4KHY3VrBsac

Je m’installe puis vais faire un tour au village, notamment pour faire quelques courses. Il y a un petit vent marin qui fait du bien et génère quelques vagues. Le paysage est superbe.

Il y a quelques bars disséminés en bord de mer. Un en particulier est rempli de monde, mélange de touristes et d’espagnols en week-end. Mais je dois développer un genre d’agoraphobie et fuis cette foule bruyante.

Je remonte ensuite à la résidence et ne résiste pas l’envie de me baigner dans la piscine !

La soirée est tranquille, la Wifi est bonne1, je regarde les résumés des matchs que j’ai ratés

  1. ça pourrait faire le titre d’une chanson : « Quand la Wifi est bonne ! Bonne ! Bonne ! Bonne ! » ↩︎

2 commentaires

  1. Quelle prose ! Tu as fait Lettres toi, non ?
    En tout cas, j’apprécie de te lire
    BiZH

  2. Joli la piscine… Il y a pas trop de monde… J’espère pour toi qu’il n’y aura pas des anglais en Allemagne inclusive ou un enterrement de célibataires homme ou femme…. Quoi que si c’est des nanas ça peut être sympa
    Ok je suis loin très loin 🤣🤣🤣

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