Épisode 2 – De Nuevalos au Molino de Iramala

Après un simple mais bon petit déjeuner je monte au Monasterio de Piedra pour voir c’est quoi c’est. Il fait 12° et il y a quelques jolis virages pour y monter. En fait c’est un hôtel spa avec un super parc qui se visite moyennant quelques euros. Je fais juste le tour de l’hôtel mais le monastère est caché par la végétation. On ne le voit bien que depuis la route que je reprends aussitôt.

Et là, c’est la grosse surprise ! J’imaginais la Mancha plutôt plate avec quelques « mesas », ces espèces de collines aplaties. Et ben non ! Je monte dans un paysages rocailleux, les virages s’enchaînent sur une route en bon état. Jusqu’à arriver dans le parc naturel d’Alto Tajo. Et là, c’est le kif complet ! Imaginez un mix entre le Lot et les Cévennes avec 15° de plus et des routes en super état. Et des virages ! En veux-tu en voilà ! Qui traversent des paysages très variés, des forêts de hêtres (je crois), des pinèdes et tout d’un coup, on longe une rivière qui a creusé la roche comme les gorges de la Jonte en un peu plus profond. Je roule tranquille pour profiter au maximum de tout ça. Le paradis du motard !

Je croise d’ailleurs quelques groupes de motards, signe que c’est un bon coin à virolos !

La route redescend ensuite vers Cuenca où je m’arrête pour visiter et déjeuner. Après avoir tournicoter dans la ville basse, moche comme une ville espagnole, je me repère et monte vers la Plaza Mayor où se situe la Cathédrale.

Et là je vois comme promis par le Guide les maisons suspendues au bord de la falaise et la cathédrale, pas très imposante de l’extérieur mais avec une décoration intérieure magnifique. Je ne regrette pas les 5 euros lâchés pour entrer. Un organiste joue des monumentales orgues, ce qui ajoute à la magie du lieu. Après le cloître un peu bizarre avec certaines de ses arcades remplies par des murs en pierres blanches ornés de fenêtres, on accède à la terrasse au-dessus du canyon creusé par la rivière Jucar. De là, il y a une belle vue sur les maisons suspendues et les reliefs alentour.

Je déjeune dans un resto sur le coté de la cathédrale, la terrasse est à l’ombre et j’ai vérifié sur Tripadvisor la notation :o) Je commande un vacio de tenera, morceau de viande de veau. Le serveur m’amène un énorme morceau d’au moins 300g, accompagné de pommes de terre frites et de pimientos (petits poivrons verts). La viande est succulente, les pimientos aussi, ce qui compense les pommes de terre pas assez cuites. Je mange tout sauf les patates. Cette fois, pas de dessert. Il fait bon à l’ombre mais il va falloir repartir, j’ai encore plus de 3h de route.

Après Cuenca, la route est jolie jusqu’à La Almarcha où je rejoins l’Autovia pour 75 km jusqu’à Villarobledo. C’est maintenant vraiment la Mancha que j’imaginais, assez plate avec quelques reliefs en plateau sans végétation entourés de vastes cultures. Après Villarobledo, il y a une alternance entre champ labourés et vignes. Les pièces de vignes sont immenses, il vaudrait mieux dire les champs de vignes ! J’ai une pensée pour Bilouth 😉

Le reste de la route est assez monotone avec des paysages qui le sont aussi. La végétation est rare, quelques arbres entourent les fincas (fermes) mais c’est tout. On dirait la Bausse en plus cramé ! Heureusement qu’ici la limitation de vitesse est à 90 km/h. Je roule à un peu moins de 100 pour rester sous la couverture radar et je me fais régulièrement doubler par les voitures et les fourgons. Je préfère rester sage d’autant qu’il y a un vent latéral un peu gênant. Après Munera, j’aperçois au loin la Sierra de Segura. Et qui dit sierra, dit … VIRAGES ! Bon, il faudra attendre un peu car j’arrive à destination à Reolid, peu après Alcaraz.

Je prends un petit chemin non goudronné pour arrivé à mon logement. El Molino de Iramala est situé au milieu des oliviers, c’est un vrai havre de verdure au milieu d’une végétation rare.

Je bénéficie d’un logement complet pour moi tout seul. Il y a quatre chambres mais seulement une est ouverte. La décoration est très campagnarde mais c’est propre.

Je vais manger un morceau au village d’à coté et je reviens pour voir le match. Aucune chaîne espagnole ne le diffuse et le réseau n’est pas assez bon pour que je le regarde sur internet. Je peux quand même suivre en direct (écrit) sur Sud-Ouest, c’est déjà ça.

2 commentaires

  1. Merci Fred. Ton récit est passionnant. J’adore 👍

  2. Vivement la suite 😉

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