De La Redorte à Prugnanes en passant par Lagrasse et Queribus

Au réveil, le soleil est au rendez-vous et la température relativement douce, 10°. La chambre était confortable et nous avons bien dormi. Le petit déjeuner est simple mais copieux. Nous rejoignons directement le village de Lagrasse, un des premiers plus beaux villages de France. Parking payant obligatoire mais le tarif est raisonnable, 0,70€ par heure ou 4€ pour la journée. Nous déambulons dans les ruelles de cette cité médiévale et visitons l’église qui a la particularité d’être enchâssée dans les habitations qui ont été construites tout autour. L’intérieur est somptueux avec ses parois peintes et son orgue.

Nos pas nous amènent jusqu’à l’abbaye dont une partie est gérée par le département et l’autre encore occupée par des chanoines.

Le côté « public » est visitable contre la somme de 11€ par adulte. Renseignement pris, cela ne nous paraît pas très intéressant et la partie religieuse n’est visitable qu’à partir de 15h. Nous continuons donc notre balade autour du village jusqu’à la tour de Plaisance.

Nous déjeunons d’une bonne salade dans un des restos du « boulevard » de la ville. C’est sûr que par rapport aux petites venelles du bourg, ça paraît large !

Repus, nous prenons la route qui nous mène à travers les Corbières jusqu’à Queribus. Le vent est assez fort et on comprend mieux ces paysages d’arbustes entrecoupés de vignes basses pour mieux résister. L’arrivée sur Quéribus par Cucugnan est superbe. Le château est perché sur un promontoire rocheux pour bien surveiller tous les alentours. Le parking (gratuit) est situé au pied du château. Je trouve un endroit plat pour poser la moto et quelques gouttes commencent à tomber. Il s’agit en fait de neige fondue !!!

Nous nous réfugions à l’accueil en attendant que l’averse passe et que le ciel se dévoile pour monter au château. Nous entendons que la visite est déconseillée aux enfants à cause du fort vent et que casquettes et lunettes sont à mettre à l’abri lors du passage de la première porte où le courant d’air est fort. Effectivement, quand nous arrivons au niveau de cette porte, cela forme un couloir où le vent s’engouffre et nous pousse avec force vers le haut ! Une fois passée la 3ème enceinte (en fait la première quand on arrive mais la troisième par l’époque de construction …) nous sommes un peu plus à l’abri du vent. Nous explorons les vestiges de ce château fort dont la première partie date du 1er millénaire.

Nous trouvons une salle sombre avec un escalier qui descend dans le noir. Nous allumons les torches de nos téléphones et décidons de descendre un étroit escalier taillé dans la pierre. Cet escalier nous amène à une pièce taillée dans le rocher avec trois meurtrières orientées vers la vallée. Un panneau nous apprend qu’il s’agit d’une casemate, abri d’où les soldats pouvaient tirer sur les ennemis en contrebas.

Nous continuons à nous balader dans le fort et découvrons de magnifiques vues sur les Corbières. La vue donne jusqu’à Perpignan et pensons voir la mer au loin.

Lors de la descente, le vent est toujours fort et le couloir de la première porte concentre la force du vent. A tel point que nous sommes obligés de lutter contre pour arriver à descendre ! Heureusement que les réserves prises lors de nos derniers festins nous empêchent de nous envoler !

Nous rejoignons notre gîte du soir à Prugnanes en passant par Maury et St Paul de Fenouillet. Les rues du village de Prugnanes sont étroites et encore plus celle où est située le gîte dans laquelle ne passe même pas une voiture. Après avoir poser nos affaires, nous allons faire quelques courses au Carrefour Market de St Paul. Quand nous arrivons sur le parking, deux gendarmettes sont en grande discussion avec un sexagénaire visiblement éméché. Elles lui expliquent gentiment que s’il reprend sa voiture, il va perdre son permis et que sa voiture sera confisquée. Elle lui demande patiemment si quelqu’un peut venir le chercher. Le gars n’est pas coopératif et reste évasif. Finalement, elle le persuade de prendre le bus pour rentrer chez lui.

De retour à Prugnanes, je gare la moto dans un espace laissé vide entre eux maisons, une belle chape de béton idéale pour béquiller. Les proprios du gîte ont indiqué qu’il y a un garage mais le temps de s’installer et de dîner, j’ai un peu la flemme de déplacer la moto. Le matin je suis réveillé par des bruits de moteur. Je jette un œil par la fenêtre et vois qu’ils ont décidé de reprendre le chantier aujourd’hui ! Je déplace vite la moto dans le garage, un quart d’heure plus tard, les ouvriers arrivent pour déverser de la grave à l’endroit même où j’avais garé la moto !

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